The
biggest challenge to global scientific collaboration
: Students
who want to do science should be aware that the image of the old solitary
scientist is over ! Do science today is work in a team, sharing knowledge,
values and practices, and be more interested in the collective success
than by the desire to leave a personal mark in the history of science.
This should be the nature of science ! In our science teaching and learning, there is very less collaborative and cross disciplinary approach. Students cannot be prepared for collaborative researches unless we do something to train them in school and colleges for such endeavours by providing cross disciplinary projects showing the complementary of scientific practices. For example, in building science project on issues such as human health, genetically modified organisms, stem cell research, biodiversity, environment or space exploration, an international collaboration is essential because these issues are socially controversial. As the degree of vividness of these issues is different depending on the countries, we should also learn how to build links between natural sciences and social sciences. With such an international as well as interdisciplinary collaboration, we could hope to define an ethic, taking into account the socioscientific vitality of science. It is also important to make it explicit to the learners that there are serious social and controversial implications of scientific research. Interdisciplinary science education with the recognition of our individual and collective responsibility towards society is the key for global collaboration.
Même s'il existe un fondement historique à l'image du scientifique solitaire du XVIIe sicèle, le nombre de collaborateurs s'accroit dans les articles publiés depuis les années 1900. Cette collaboration a augmenté régulièrement, avec de plus en plus d'articles à au moins deux auteurs. Au début de 21e siècle, 50% des articles en sciences humaines et sociales sont signés par plus d'un auteur, et pour 90% des articles en sciences de la nature, jusqu'à trois ou cinq auteurs, et même plus en sciences médicales. Ceci s'explique en partie par le développement de connaissances et de techniques d'investigation très spécialisées et couteuses qui nécessitent une division du travail, un partage des coûts, et donc des expertises complémentaires. Par ailleurs,
les auteurs viennent de plus en plus de pays différents : depuis
les années 2000, 30% des articles sont signés par des
auteurs provenant d'au moins deux pays différents. Le
développement d'internet et des pratiques de communication numérique
ont eu des répercussions importantes sur les collaborations internationales.
Mais ce ne sont pas que des facteurs techniques qui expliquent le développement
de cette collaboration. Il y a d'abord la taille d'un pays : un petit
pays comme la France produit plus d'articles de recherche en collaboration
internationale, ayant ainsi recours à des expertises à
l'étranger... plus que les Etats Unis, dans lesquels la collaboration
internationale est nettement moins élevé. Les étudiants qui voudraient faire des sciences doivent être conscients que l'image du savant solitaire du XVIIème siècle est révolu. Faire des sciences aujourd'hui, c'est travailler en équipe, partager des valeurs et être intéressé d'avantage par une réussite collective à l'écoute du social, que par le désir de laisser une marque personnelle dans l'histoire des sciences ! Un défi majeur de la collaboration internationale est de former les jeunes chercheurs à une démarche de projet ouverte sur la diversité des savoirs et la complémentarité des pratiques d'investigation. A cause de l'hyper-spécialisation des recherches, c'est une nécessité au risque d'assécher les connaissances produites et de perdre la vision d'ensemble et le sens de nos recherches. GINGRAS,
Y. (2010). Propos sur les sciences. Editions Raisons d'agir.
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