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"[...] à force d'être
pompées, les réserves d'or noir et d'or bleu (le gaz) se
tariront un jour. [...] l'arrivée à plateau de la production
sera fort probablement pour après-demain seulement (2030-2050).
[...] une sortie du pétrole [...] sera longue, car les concurrents
du pétrole ne bénéficieront pas des qualités
et des opportunités qu'il a eues pour s'imposer dans les bilans
énergétiques et dont il bénéficie toujours,
à savoir une facilité de transport et d'utilisation et l'appui
sur le développement explosif de nouveaux usages (transport individuel,
plastiques). Qualités que les énergies rivales – les
renouvelables, l'électronucléaire ou le vecteur hydrogène
– sont loin de posséder même si elles seront mobilisées
pour un développement énergétique plus propre et
plus sûr dans le futur. De plus, depuis vingt-cinq ans, les techniques
pétrolières ou d'usage des hydrocarbures ont progressé
plus vite que celles aiguillonnées par les politiques climatiques
et de sécurité énergétique. Il est donc permis
d'imaginer que les progrès se situeront d'abord dans la poursuite
de la progression des techniques d'exploration et de production d'hydrocarbures
afin de repousser la frontière du pétrole économique
[...].
Il est indispensable de travailler dans toutes les disciplines pour améliorer,
en amont, les connaissances sur l'ensemble du spectre des techniques énergétiques
pour limiter progressivement l'appel aux combustibles fossiles. La voie
la plus naturelle est celle des biocarburants. Elle repose sur une énergie
renouvelable qui limite les émissions de gaz à effet de
serre. Mais on ne peut pas se contenter des filières actuelles
qui ne fourniront pas un produit dont le coût sera compétitif
avec celui des carburants classiques, même en tenant compte de la
politique actuelle. Des ruptures technologiques sur le rendement des cultures
à utiliser et sur les techniques de transformation (en particulier
la filière ligno-cellulosique) seront indispensables. [...]
l'effort général du CNRS au travers de son Programme Énergie
mené en coordination avec le ministère de la Recherche [...]
porte entre autres sur les systèmes hydrogène (production,
stockage, piles à combustibles), les techniques de combustion,
l'habitat efficace et l'énergie solaire à côté
des biocarburants. Les sciences sociales ne sont pas en reste : le CNRS
considère qu'il est de sa vocation de développer des outils
de prospective des marchés énergétiques à
long terme et de contribuer au progrès des méthodes d'évaluation
des politiques à mener pour réduire l'appel au pétrole
et aux énergies carbonées."
Dominique FINON, Centre international de recherche
sur l'environnement et le développement (CIRED)
Pour accèder à l'article complet : en ligne : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1759.htm,
au format pdf : cliquez
ici
--> Suggestions bibliographiques
"Le réchauffement : les solutions existent"
revue Euréka, novembre 1998
"Stocker le carbone dans les abysses", La Recherche
n°355, juillet 2002.
SEQUESTRATION
DE CO2 (adaptation et atténuation)

In Les enjeux des Géosciences, fiche de
synthèse scientifique, n°2 septembre 2003, BRGM
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